B09(a) - Political Violence, Populism, and Authoritarianism
Date: Jun 4 | Time: 08:30am to 10:00am | Location: SJA-246E
Chair/Président/Présidente : Valérie Vézina (Kwantlen Polytechnic University)
Discussant/Commentateur/Commentatrice : Valérie Vézina (Kwantlen Polytechnic University)
Unraveling the Radical Flank Effect: The Role of Moderate Organizations in the Face of Radical Flank Violence: Jacob Fortier (Northwestern University)
Abstract: Why do moderate organizations sometimes benefit from or avoid the negative effects of radical flank violence, while in other cases, they suffer strategic setbacks due to such extremism? Scholars have diverged in their conclusions regarding the impact of radical flank actions on more moderate social movement organizations, a phenomenon known as the Radical Flank Effect (RFE). Some argue that radical elements within a movement can inadvertently boost the credibility and support for moderate groups by offering a contrast. Others believe that such radicalism can tarnish the movement's overall image as extremist, negatively impacting moderates. I propose that these varying conclusions stem partly from a lack of focus on the agency of moderate organizations within social movements in managing the extent to which the violence of radical groups harms their core interests. Examining the emergence of radical flank violence in the Quebec pro-independence movement during the 1960s and 1970s, this study investigates how and when moderates might enhance their distinction from radical elements and avoid detrimental associations. Relying on in-depth interviews with moderate leaders and archival research, the findings reveal that moderates can achieve this by publicly denouncing violence, avoiding interactions with radicals, and signal to state authorities intent to de-escalate the conflict.
Unifier, influencer et monétiser la haine : les fonctions stratégiques de l’antiféminisme en ligne au sein de l’extrême droite.: Antoine Lemor (Université de Montréal)
Abstract: Cette étude propose une typologie des fonctions stratégiques des discours antiféministes dans les productions d’influenceurs d’extrême droite en ligne. S’inscrivant à l’intersection des littératures sur l’extrême droite en ligne (Finlayson 2022) et la manosphère (Ging 2019), elle considère l’antiféminisme comme une stratégie métapolitique (Bures 2023) visant à transformer les idées et valeurs culturelles pour influencer, à terme, le champ politique.
L’étude met en évidence quatre fonctions principales de l’antiféminisme dans ces discours : (1) Fonction fédératrice : l’antiféminisme agit comme un point de ralliement pour divers courants idéologiquement distincts, mais convergents, unifiant ainsi les acteurs sous une opposition commune aux valeurs féministes. (2) Fonction d’agenda : le discours antiféministe redéfinit le champ politique en naturalisant la binarité de genre et en cherchant à exclure les questions de genre du débat public. (3) Fonction économique : l’antiféminisme est monétisé par les influenceurs à travers divers produits et services, créant un équilibre entre extrémismes, qui attire une audience engagée, et modération, qui facilite la monétisation. (4) Fonction d’intersectionnalisation des haines : l’antiféminisme sert de base à un discours plus large, intégrant d’autres formes d’oppression, et justifiant l’inégalité comme une norme naturelle.
L’analyse repose sur deux types d’analyse. Une analyse de réseau sur la base d’un corpus de plus de 20.000 vidéos, publiées entre 2015 et 2024 par 40 influenceurs francophones d’extrême droite, issus de France et du Québec. Une analyse de discours qualitative de vidéos (n= 50) réalisée à l’aide de Nvivo.